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Profession : « slasheur »

 

Slasheur, quel drôle de nom ! Je viens de comprendre que j’en suis un (enfin, une slasheuse !). En effet, je fais partie de ces personnes qui jonglent entre plusieurs activités professionnelles. Le terme n’est pas nouveau et reprend le signe « » que vous utilisez sûrement de temps en temps, le fameux slash.

A l’heure actuelle, force est de constater que le monde du travail « à la papa » est révolu. On n’exerce plus le même métier toute sa vie, on change de région, de pays, d’univers professionnel, on se forme si besoin (et envie), on se reconvertit, etc.

De toute évidence, la sacro-sainte carrière professionnelle n’est plus un long fleuve tranquille, tracée dès la fin des études.

Slasheur, comment le reconnaître ?

Il est en général jeune (ah oui ?) : entre 25 et 40 ans et affiche fièrement ses multiples casquettes professionnelles. Il déborde d’énergie et adore le côté couteau-suisse, polyvalent, signe de son adaptabilité.

Élevé au biberon avec le web, ultra-connecté et « zappeur », il lui est facile de cumuler plusieurs emplois. D’autant plus que les outils numériques permettent de jongler entre plusieurs activités. Et les réseaux sociaux juxtaposent vie personnelle et professionnelle. Être cuisinier et blogueur est tout à fait envisageable et ne choque plus personne.

Quelques exemples : Victor, moniteur de ski/DJ/paysagiste ; Héléna, infirmière/créatrice de bijoux ; Bertrand, blogueur/cuisinier ; moi-même, rédactrice web/conseillère en immobilier ; et peut-être vous-même qui lisez cet article ?

Ce phénomène est en constante progression.

Pourquoi devient-on slasheur ?

Par choix :

Le slasheur a horreur de la routine. Il refuse la hiérarchie du monde du travail ou s’ennuie dans l’exercice d’une seule activité professionnelle. De plus, il veut conjuguer travail et plaisir : il allie donc un métier de raison et un autre de passion.

La crise étant passée par là, le salariat est de plus en plus remis en cause et il devient primordial pour certains d’avoir plusieurs cordes à leur arc. Au cas où. En effet, la confiance envers les employeurs est mise à mal car du jour au lendemain, tout peut basculer.

Par nécessité :

Il se peut aussi que le slasheur n’aie pas d’autre choix que d’être… slasheur ! Économiquement parlant, il n’arrive pas à boucler les fins de mois car son salaire ne suffit pas. Il doit alors trouver des solutions pour subvenir à ses besoins.

1, 2 ou 3 activités ? Peu importe, il doit jongler avec un nouveau modèle de travail, celui qu’il aura su se créer en fonction de ses propres paramètres.

Comment devient-on slasheur ?

Pour certains, devenir slasheur est une évidence tout de suite. Pour d’autres, cela vient petit à petit. Souvent, ça commence avec le cumul d’un « job raison » en CDI d’entreprise par exemple et d’un « job passion ». On veut s’épanouir ailleurs.

Puis peu à peu, on s’intéresse à d’autres domaines et centres d’intérêt. Un jour, on finit par créer ses propres règles de travail :

  • CDD,
  • Intérim,
  • Auto Entrepreneur…

Peu importe, le tout est de trouver son modèle, celui qui nous convient.

Êtes-vous slasheur  en devenir ?

Avez-vous une envie irrésistible de tester ou de développer une idée ? Ressentez-vous une force intérieure de plus en plus intense en plus de votre travail actuel ? Avez-vous une passion qui pourrait devenir une activité professionnelle ?

Alors, il y a de fortes chances que vous soyez slasheur dans peu de temps et veniez grossir les rangs des quelques 4,5 millions de travailleurs multitâches déjà existants.

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redaction-web Ainsi, les jeunes actifs (et les autres !) sont de moins en moins attirés par le modèle du classique CDI. Ils n’accordent que peu d’importance à l’ancienneté, l’avancement ou les potentielles promotions revendiquées par les générations précédentes. Pour eux, l’estime de soi et le bonheur au travail passent avant tout par la liberté de faire ce qu’il leur plaît : se lever à l’heure qui leur convient et organiser leur emploi du temps comme bon leur semble à l’endroit qu’ils se choisissent.

Pour les autres comme moi, licenciée économique et en reconversion professionnelle, il faut bien s’en accommoder même si au départ, ce mode de fonctionnement ne semble pas sécure et fait peur, avouons-le.

« Mon Grand-Père a fait le même travail toute sa vie, mon père a eu 7 emplois différents tout au long de sa carrière, et moi, j’ai 7 emplois en même temps. » — Seth Godin.

Slasheur : et si c’était ça le bonheur au travail  ?

J’adorerais connaître votre point de vue sur ce sujet !

D’avance, merci pour votre commentaire : go redaction-web-toulouse!

 

 

2 réflexions sur “Profession : « slasheur »”

  1. Bienvenue dans le monde des slasheurs …..:) J’en avais entendu parler mais merci pour cet article rafraîchissant et fort instructif ..Par contre j’ai honte, je ne remplis aucun des codes ni des signes distinctifs du slasheur type ..c’est grave docteur ?

    1. Bonjour Eric, Merci pour votre réponse ! Remplir les codes ou les cases, est-ce vraiment important ? Chacun peut se retrouver (ou pas) dans ce mode de travail et y poser un mot. C’est déjà ça, n’est-ce pas ? A bientôt.

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